Authenticité en partage.

Parfois quand tu accompagnes tu peux te tromper. Tu peux aller vers le sacrifice ou la main tendue alors que tu avais juste envie de conseiller.

Ici se pose la question du rôle.

Est ce que j’accepte qu’en vrai je ne sers à rien ? Ou pas comme je l’entends.

Est ce que j’accepte que je ne transforme pas ? Mais que c’est la vie dans l’échange qui fait le boulot.

Est ce que j’accepte que j’apprends autant que l’autre dans la rencontre ? En gros est ce que je suis ok pour lâcher mon ego. Ou est ce que ça m’intéresse encore de jouer à Superman ou à Mère Thérèsa ?

Perso un jour j’ai envie d’abandonner tous les protocoles et de revenir à moi. Un jour comme aujourd’hui.

D’être là simplement avec ce que je sais de moi. Répondre aux questions. Écouter les retours. Échanger tt court. Point.

D’un certain point de vue, dans mon job, je ne fais rien qu’être là à être disponible pour discuter. T’écouter. Être présente à ce que tu racontes. Te faire miroir de ce que je vois.

Je suis une interface pour te rencontrer. Et tu es la mienne. On échange de l’information. Et l’énergie qui circule, la vie, le flow se charge du reste.

En ce moment j’ai pas mal de réflexion sur la suite de ma « profession », mon « emploi ». Ça me fait marrer parce que je rechigne sacrément à mettre un mot comme une pancarte figée pour qualifier le fait d’entrer en relation avec toi.

Thérapeute / Coach / Accompagnante ...pas un pour me satisfaire.

J’aimerais juste être Marion. Ou inventer un mot qui n’existe pas. Parce qu’au final ce métier je le fais en étant moi. Pas en suivant une nomenclature de conduite breuvetée bien conforme.

C’est la somme et le fruit de mes expériences que je te propose de partager.

C’est ma capacité naturelle à percevoir et te transmettre ce que tu ne vois pas qui « t’éclaire » ( sans les alléluias..) et te fais bouger et me bouge en retour ou inversement.

C’est une dynamique du vivant que de fonctionner par résonances et libre circulation de l’énergie. Quand rien ne fait obstacle tout jaillit. Naturellement. Ce sont les interactions avec l’extérieur, l’altérité qui nous font évoluer.

Pas une collection de techniques, protocoles et autres grigris. Même si ça peut être une façon d’y aller.

Mais aujourd’hui j’ai plus l’impression que ça sert à « justifier » / « légitimer » ou à « complexifier » qu’autre chose. C’est peut-être parce que c’est plus facile que d’assumer que le secret réside dans l’être plus que dans le faire. Ou que la qualité de faire découle de qualité de l’être.

Et que la puissance gît dans la simplicité. Un peu comme la douceur ou l’amour. C’est ouvert. Vulnérable. Ça n’offre pas de résistance et c’est un pouvoir sans égal.

Comme quoi c’est pas toujours si facile d’assumer son plein potentiel.

Surtout quand c’est simple et naturel. Parce que la simplicité parfois ça fait peur.

Il faut que ça ai l’air complexe et/ou difficilement atteignable pour être « intelligent » ou « valable ».

Il faut avoir l’air plus concurrentiel que le voisin. ......hahaha....quelle farce !

Concurrentiel... Concurrentiel on l’est déjà tous de naissance. Pas un pour être toi, moi ou ton voisin.

On est tous trés spéciaux et totalement différents de base. Mais comme on l’est tous on est aussi tous normaux en même temps.

C’est fou la propension qu’on peut avoir a vouloir se spécifier / se différencier ..alors que nous le sommes déjà tous dans notre simplicité la plus extrême.

La plus extrêmement naturellement nous.

Mais cela commence par la capacité à le déceler, le reconnaître puis à le rayonner. Et rayonner qui je suis ben c’est sûr que ça fait plus flipper que de porter le masque de « voilà ma fonction » / « voila ma voiture » .....

Aller toujours plus vers soi, c’est toujours plus kiffant mais c’est aussi tjrs plus challengeant.

Parce que ça te demande d’être à poil dans ta vérité et de marcher comme si tu avais des vêtements.

Déconstruire ce qui était en surplomb, en surface, pour laisser émerger le fond.

Accepter de changer, de s’adapter, de ne pas avoir l’air, de lâcher complètement sur ce que « les autres vont en penser ».

C’est choisir TA vérité et être ok avec ça.

T’aimerons / validerons / reconnaîtrons / achéterons ..et tous ces machins qui nous occupent tant nos petits hamsters de cerveaux ..ceux qui entreront en résonance avec ça. Et point.

Pas de quoi dramatiser et pourtant tellement d’efforts faits pour sauvegarder l’image, le sérieux, les « mondanités ». Les apparences sous toutes les coutures.

Moi j’en ai marre. Je sors du jeu .

La liberté au final c’est d’être soi. En vrai.

Tu trouves pas ça fatiguant toi à la longue de te bâtir des églises plutôt que de te balader peinard dans la forêt ?

Moi j’en ai raz la casquette de parader au supermarché de la bonne personne.

Je fais ce que je fais. Je suis qui je suis à cet instant et peut-être et même sûrement autrement demain...et tu sais quoi..c’est parfait.

Peut être même que demain j’aurais oublié que j’avais envie d’être honnête et d’être juste moi.

Mais peut être que je me rappellerais mieux - à force d’aller en profondeur et de m’enraciner dans cette vie que quoi que j’en dise je ne comprendrais jamais vraiment - que le paysage est plus doux quand je me prends comme je suis.

Que la vie est plus belle quand je suis occupée a profiter de la vibe d’un moment sans fard ou à pleurer avec authenticité que quand j’essaie de démontrer que je suis ci, que je suis ça, que je vais acheter la bonne grosse maison, que j’ai gravi l’Himalaya ...et autres courses aux machins chouettes qui font pas vraiment triper dans le fond..

Parce que oui j’ai eu ça aussi. Des fois je l’ai encore. C’est insidieux ce type de mouvement. Et je ne suis pas à l’abri de retomber dedans. On est tous humain ! Youhou. Est ce qu’on a le droit de le dire ?

Qu’est ce qu’on s’inflige à défiler sur le podium ce qu’on se pense incarner pendant qu’on est en vérité là, à être juste nous. Avec des masques ...pas toujours en papier.

Sûrement lumineux bien qu’on ne le voient pas. Trop occupés à essayer d’être autre chose que soi. À se chercher. Ou à suffoquer de ne pas nous laisser exister.

En réalité personne n’est vraiment dupe, mais tout le monde s’en fou. ( oui c’est la fête des généralités ).

Chacun étant déjà bien assez occupé avec sa propre existence. Et conscient d’une once de la moitié de ce qu’il est ou de ce qui l’habite sous le vernis. Moi compris. ( High Five ).

Pourtant nous avons tous le choix et la liberté de sortir de la mascarade ( jeu de mot inspiré ..). De nous réinventer. Plus vivants. Plus « parfaitement imparfaits » comme y’en a qui dirait.

Voilà. C’était ma pensée du soir. Big up aux imperfections. Aimons nous comme on est.


Affaire à suivre...

Bisous


Marion

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