Clair Obscur.

Il y a des périodes qui nous paraissent noires, incertaines, indécises, effrayantes, à n'y plus rien comprendre.

Des envies qui s'évanouissent alors que nous les portions aux nues. Des changement qui opèrent sans avoir prévenus.

Des espoirs qui flétrissent sur les promesses tenues.


Ne plus rien maîtriser ou si peu..peut-être le strict nécessaire, peut-être est ce là la clé ?

Au coeur même de ce qui paraît masqué, lorsque les solutions ont cessés d'être des alternatives. Lorsque personne ne vient pour vous sauver. Alors, face à soi, il est temps de changer.


D'une manière ou d'une autre il nous faudra mourrir, à l'ancien, au connu, à la sécurité.

Oser plonger dans l'ombre tout entiers, pour la laisser se dissoudre d'avoir oser se rendre. A l'évidence, à la vie nue.


Plonger, descendre encore, accepter d'être déchus. Pour poser nouvellement nos deux pieds sur la terre, allumer le flambeau, accueillir la lumière. Celle qu'on ne peut percevoir que lorsqu'on ne l'attends plus.


Allons nous résister à cette danse macabre ? Ou saurons nous faire profit des tambours du chaos ?

J'espère accueillir l'inconnu, courageuse, le coeur ouvert.

Je vois déjà dans mes mains se disperser les grains que j'avais voulu, pour un temps, garder au sablier. Et à mesure que je me baisse pour ramasser je ne fais qu'alourdir et rallonger ma tâche.


Aussi c'est sereine que j'aimerais un jour arriver à pleurer. Pour savoir accueillir, tout aussi fière, la joie lorsqu'elle vient me rencontrer.


Lâcher prise, abandonner, échouer, décevoir, accepter ..faire le deuil et le pardon..comme la plus belle des victoires.

Pour le bon et le beau, apprendre à se détacher. Changer.


Passer par le sel, le souffre et le mercure. Le grand saut vers l'inconnu. L'avant qui ne sera plus jamais. Et la fin qui est sûre.


Comme le serpent, à nouveau, symboliquement enlever nos peaux. De nos habitudes, de nos certitudes, de nos idéaux..


Avant l'aube brandir l'étendard de la vulnérabilité choisie. Et lorsque tout à mué le passage est franchi..la clarté à nouveau peut habiter nos vies.

Aux flammes, aux cendres, clair-obscur infinis. En ces temps qui deviennent fous. Une invitation à révéler l'essence. Car à mesure que s'élève le feu, de moins en moins sombre est la nuit.


Marion -----------------------------------------------------------

Ce texte que j'ai pris plaisir à écrire m'est inspiré par ce que traversent nos sociétés, puis chacun de nous à un moment ou un autre. Et enfin parce qu'il y a des choses que je sens comme en fond parfois, sur lesquelles j'aime poser des mots.

Et comme disait l'autre : " soyons le changement que nous souhaitons voir en ce monde "....donc commencer par se laisser traverser...c'est plus pratique pour "voir à travers " et in-nover .

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