Les bienfaits de la Nature dans nos vies effrénées.

Dernière mise à jour : janv. 12

Notre Environnement est de plus en plus urbanisé et connecté.

Aussi nous ne pouvons pas toujours gérer autant de stimulations à la fois.

En tout cas notre cerveau, lui, n’est pas conçu pour ça.

Même si nos capacités cognitives vont grandissantes d’un certain point de vue.

Nous pouvons parfois nous sentir en effort de suradaptation aux perpétuelles stimulations de notre environnement, et encore cela devient conscient uniquement lorsque nous prenons le temps de ressentir et d’observer.


Dans ces conditions là, notre corps et notre mental sont poussés à la surchauffe.

Nous vivons tel des animaux en cage au royaume de la productivité.


Lorsque nous entrons en conscience des multiples stimuli qui retiennent notre attention dans l’espace d’une journée. La conscience de l’effort de suradpataion peut nous donner l’impression d’être au bout du rouleau, d’avoir envie de souffler, de respirer librement.

Nous pouvons nous sentir oppressés. Nos épaules sont lourdes et nos têtes chargées.

Nous commençons à prendre conscience que nous acceptons la tendance générale à vivre comme des rats de laboratoires, dont l’attention se monétise pour nous pousser à consommer ou à servir ceux à qui nous avons choisi d’offrir notre temps.

Pour de plus ou moins bonnes raisons, et avec plus ou moins d’envie.

Ce sont les pubs dans les métros, à la télé, à la radio..sur la totalité des fournisseurs de médias.

Mais ce sont aussi les mails et les sms, les réseaux sociaux et bien d’autre choses encore….


Notre attention est en permanence sollicitée pour produire ou consommer…

L’information est généralisée, elle est partout, tantôt blanche, noire, grise et que sais-je…nos repères sont dépassés et nous pouvons avoir l’impression ici de perdre pieds dans des couloirs géants de data center monstrueux.


Hors ce n’est pas une solution que de chercher à s’identifier à cette masse imperturbable de flux de données, toujours en action /production /étude de marché/…Même si nous inviter à nous perdre à grands coups de musique d'ascenseur et d'odeurs de poulets bien dorés est parfois la meilleure solution pour nous pousser à acheter.


Lorsque ce ne sont pas les pubs qui nous vendent un idéal préfabriqué, c’est parfois la société qui nous renvoie une image d’un quotidien doré à atteindre, l’eldorado de banlieue, le style de vie adapté, la quête d’un idéal normé..la course à toujours plus tout le temps.

Vite, vite, il faut courir, il faut marger, faire tourner la roue du hamster pour quelques miettes de succès.

Hors toutes ces injonctions, conscientes ou non, occupent notre esprit.

Génèrent en nous des tensions physiques ou psychiques. Nous poussent à l’abrutissement.

Et même trop souvent à faire une croix sur nos envies de changement, sur notre capacité à nous renouveler, à briser la routine, à laisser la vie en nous circuler de façon naturelle.

L’être humain à d’énormes capacité d’adaptation.

Mais ce n’est pas une excuse pour choisir d’être ok de s’oublier.

Ces demandes constantes auxquelles nous pouvons avoir tendance à acquiescer s’accumulent insidieusement, générant ce que l’on appelle la « charge mentale ».

Attention, ennemi aux longues dents en approche.

Pour peu que l’on associe nos croyances sur les attentes familiales, la liste des courses, les horaires du cours de pilate et les résultats scolaires des enfants à la somme de nos obligations de parfaits citoyens…et nous nous retrouvons en totale saturation.

Le barrage est prés à céder, emportant avec lui le restant de notre énergie sous le flot dévastateur de nos émotions, qui nous submergent de n’avoir pas pu s’écouler auparavant.


Une vie robotisée, bien loin de l’expression de son plein potentiel, ou du moins de la liberté d’y accéder.


Le taux de Cortisol - hormone du stress - lui aussi monte en flèche, générant inflammations en cascades et problématiques de santé chroniques et de société.

Pathologies auxquelles nous pourrions facilement dire adieu - ou tout au moins voir diminuer - dans un environnement de vie propice à notre développement, en adéquation avec nos besoins naturels et nos envies de réalisation singulières.

Mais la société actuelle ne fonctionne pas ainsi.

Elle a peu de place pour l'épanouissement lorsqu'il ne génère pas de profit monétaire.

Et pourtant combien d'économies pourraient être réalisées à l'échelle des nations, combien de bonheur ajouté !


Même si de plus en plus de personnes sont en quête de liberté et d’autonomie la question n’est pas encore résolue. Et peut-être ne le sera t’elle jamais complètement.

Mais nous avons toujours la possibilité de faire nos propres choix de vie.

Ou en tout cas d’essayer.

De construire nous mêmes la réalité que nous souhaitons côtoyer.

Notre propre version du bien-être.


Renverser le chrono et prendre le temps comme allié.

En attendant cela, ou en le faisant.

Puisque seules nos choix, nos actions et nos positionnements intérieurs changent notre réalité..Il m'apparaît primordial de s’offrir des espaces de ressourcement pour se rencontrer.

Des pauses pour faire le vide. Se régénérer.

Plutôt de façon régulière que 4H en 6 ans.


La Nature à cela de pratique et de merveilleux qu’elle sait nous offrir ce dont nous avons besoin pour relâcher les tensions et libérer nos esprits. Elle s’offre généreusement à qui voudra bien profiter de ses bienfaits. Et sait aussi par sa puissance, son harmonie et sa radicalité, nous enseigner sur notre propre fonctionnement.


Tant nos pensées quotidiennes, notre santé, que notre système de croyance profond bénéficieront de son approche.

L'étendue de son influence dépendera de l’activité que nous y pratiquons, de notre état de conscience du moment et de notre capacité personnelle à être en état de réception.

Mais certains facteurs resteront immuables, comme les bénéfices physiologiques systématiques, par exemple et pour ne citer qu'eux.


Que ce soit par le biais des sens, du ressenti global, de l’expérience vécue, des fréquences du chant des oiseaux, des couleurs de l’infiniment grand à l’infiniment petit, des images symboliques qui se prêtent à notre imaginaire…le champ des possibles et vaste tout autant que celui de l’expérience humaine.

Et les deux entre en résonance de façon trop aisée à mon sens pour avoir envie de passer à coté.

La Nature au delà du fait d’être ce qu’elle est..et point à la ligne; peut être vécue comme une plate-forme géante pour s’expérimenter et revoir nos jugements.

Sur tout ce qui fait partie de notre environnement.

Elle procure des bienfaits infinis, tant sur le plan de la physiologie - avec par exemple les molécules de phytoncides dégagées par les arbres, permettant la stimulation positive de notre système immunitaire….que sur la relation que nous avons à nous mêmes, aux autres, au vivant en général et au monde par extension.

Comme une étude le démontre : passer du temps en nature nous permettrais aussi de développer notre sens de l’empathie et de l’entraide.


Encore au delà de ça la Nature stimule notre créativité.

Notre capacité de résilience.

Notre proprioception et tellement d’autres choses encore.


Quoi de mieux alors pour réinventer demain que de réapprendre à le faire en symbiose avec notre nature et notre environnement premier. Encore suffisamment présent pour que nous puissions avoir envie d’en jouir et de le préserver.


Voilà en quelques lignes bien loin d’être exhaustives, comment la nature peut nous aider à nous libérer des chaînes auxquelles nous avons choisies nous mêmes, à un moment donné et pour des raisons qui sont restés derrière nous, de nous soumettre.


En revenant à la Nature; autrement; je reviens aussi à moi, pleinement.

Et si mon monde bouge alors j'influence le réseau dans sa totalité.


Marion.