Rayonner

Dernière mise à jour : oct. 11

Il y a un temps ou il faut accepter de se résoudre à être qui nous sommes plutôt qu’à chercher à se définir en entrant dans le jeu de l’ego qui veut être vu, reconnu, arriver au sommet.


Cela peut être un mouvement très subtil s’immiscant au sein même de tes passions quotidiennes.


Il n’y a rien de factuel qui soit ta voie en soi.

Incarner son essence ne passe pas forcément par un métier. l'expérience que tu vis au travers de celui-ci, oui.

C’est bien qui tu es profondément + le fruit de tes expériences qui infuse à travers toi, sans que tu en es même conscience.


Le mystère git dans tes intentions.


Une intention alignée et honnête génère un produit fructueux.

Une intention dirigée par l’ego génère de la souffrance.


C’est un mouvement subtil, parfois sournois qui prends le contrôle de tes aspirations.

La plupart du temps tu n’a pas conscience de ces couches là de ton existence.

Et pourtant elles influencent beaucoup plus ta vie que ton conscient.

Du moins au début.


Car si tu es accompagné - notamment à faire la clarté sur tes mouvement intérieurs - tu gagneras de plus en plus en enracinement et en conscience de toi même, des défis qui se présentent à toi au quotidien, de la façon la plus adaptée d'y répondre selon qui tu es et ce que tu choisis de vivre.


L’enracinement attention ce n’est pas travailler son ancrage, ça n’a strictement rien à voir !


Tant que tu penses, agis et vit globalement à partir de tes mécanisme inconscients et des stratégies de survie de l'égo il est difficile d'entrer dans la profondeur de l’instant.

Tu connaîtras des ersatz de présence après le yoga ou une semaine de retraite méditative ou autre. Mais rien de permanent, rien de stable.

Tu dois recommencer la pratique pour retrouver l’état.


Hors un travail d’enracinement lui développe au fur et à mesure beaucoup plus cette capacité dans la durée.

Elle t’appartient.

Tu fais corps avec elle.

Et c’est mon métier, entre autre, de t’accompagner à cela.


Sans cet enracinement tu as la sensation de tourner en boucle, de survoler ta vie, de te disperser etc..Sans jamais vraiment rentrer au coeur du sujet.


Cela t’empêche de rencontrer ton énergie naturelle, douce et puissante à la fois.


Tu as des sujets de préoccupations qui n'en sont pas.

Plus d’amis, plus de followers, plus d’argent, plus de reconnaissance, plus de succès, plus de performance…plus, plus , plus ..la quête assoiffée.


Parfois même sous les projets paraissant les plus altruistes.

Les plus «  bienveillants ».


Nous sommes humains, nous sommes imparfaits et vulnérables et il nous ferait je pense grand bien d’arriver à l’accepter.


Sortir de la quête incessante de soi à l'extérieur, c’est arrêter de courir après sa vie.

C’est rentrer dans l’ici et maintenant où j’existe déjà pour moi et où je peux prendre plaisir à le vivre, simplement.


Où j’arrête aussi potentiellement de prendre l’autre, moi même et la planète pour un bien de consommation. Où je reconnais ma valeur plutôt que chercher à la prouver.


Des objectifs toujours plus grands, déconnectés de nos valeurs et fonctionnements naturels, l'inquiétude du résultat de nos actions et de la prochaine marche à gravir sur le podium. L'agitation mentale incessante. Voici ce qui conduit à la perte de sens, et potentiellement à tous ces burn-outs à la pelle.


Le sens que nous donnons à nos vies ne dépends en aucun cas de l’apparence extérieure de ce que nous faisons. C’est un sentiment intérieur de plénitude, de cohérence, un alignement qui ouvre le coeur à la puissance et la beauté du vivant.


Nous avons bâti nos sociétés sur l’image; mais seule une posture de détachement des caprices de cet enfant âgité et tyrannique qui surgit parfois en nous nous conduit à notre vérité profonde.


Aussi les plus grands maîtres spirituels sont souvent ceux qui n’en revêtent pas l’habit alors que celui qui affiche sa « spiritualité » est en réalité en train de jouer à.


Il n’y a pas de réelle leçon à donner.

Uniquement du partage d’expérience, de vécu.


Voilà ce qu’est réellement être « présent ».

Ce n’est pas un état méditatif.

C’est être pleinement engagé dans son expérience, en conscience.

Ce n’est pas un état qui s’atteint en entrant dans la vacuité.

Mais bien en acceptant pleinement son incarnation, autrement dit sa vie dans la matière, le quotidien. Soi, son corps, ses qualités et ses défauts.

En transparence.


C’est donc à cela que servent nos vies selon moi et à rien d’autre.

Nous expérimenter nous mêmes à travers notre quotidien.


Ainsi nous comprenons que les enjeux que nous mettons sur nos réalisations sont autant de prétextes à se faire souffrir plutôt qu’à entrer dans la fluidité de l’instant.

L'instant se moque bien de savoir ce que « les autres » en penseront.


C’est uniquement dans ce détachement là que je peux vivre pleinement.


Marion

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